Star Wars – Les critiques film par film : Un Nouvel Espoir

Bienvenue, jeune lecteur(trice) dans cette toute nouvelle mini-série d’articles où nous allons nous pencher en détail sur chaque film de notre bien-aimée saga.

Vous le savez, si vous avez lu mes précédents articles (ici et notamment), j’adore donner mon avis alors qu’on ne m’a rien demandé. Et bien, ce sera encore le cas ici. Puisque je vais vous livrer une petite critique absolument subjective de chaque épisode. J’insiste sur le subjective ! Les critiques ne reflèteront évidemment que mon ressenti. N’hésitez donc pas à donner le vôtre dans les commentaires, que vous soyez d’accord ou pas.

Nous démarrons aujourd’hui avec le point de départ de la saga. Celui par qui tout a commencé : Un Nouvel Espoir. Ou juste Star Wars premier du nom, tout dépend de votre niveau d’intégrisme.

LE PITCH 

Pour ceux qui dorment au fond (ou qui n’auraient jamais vu Star Wars et lisent cet article parce que je les ai obligés), je vous mets le petit résumé d’Allociné : Il y a bien longtemps, dans une galaxie très lointaine… La guerre civile fait rage entre l’Empire galactique et l’Alliance rebelle. Capturée par les troupes de choc de l’Empereur menées par le sombre et impitoyable Dark Vador, la princesse Leia Organa dissimule les plans de l’Etoile Noire, une station spatiale invulnérable, à son droïde R2-D2 avec pour mission de les remettre au Jedi Obi-Wan Kenobi.

Accompagné de son fidèle compagnon, le droïde de protocole C-3PO, R2-D2 s’échoue sur la planète Tatooine et termine sa quête chez le jeune Luke Skywalker. Rêvant de devenir pilote mais confiné aux travaux de la ferme, ce dernier se lance à la recherche de ce mystérieux Obi-Wan Kenobi, devenu ermite au coeur des montagnes désertiques de Tatooine…

Je n’étais pas née en 1977. Mais j’ai lu suffisamment de livres/articles et vu suffisamment de reportages pour savoir qu’à sa sortie, le film a été une petite révolution cinématographique.

Pour la petite anecdote…

Le film devait au départ sortir en été de l’année 1977. Mais la 20th Century Fox craignait la concurrence des gros films prévus à cette période. Et George Lucas voulait que les enfants puissent en parler entre eux à l’école et préférait donc que le film sorte avant les grandes vacances. La Fox a donc décalé la sortie au mois de mai.

Les salles de cinéma n’étaient pas du tout emballées par l’idée de projeter Star Wars (on peut dire qu’ils avaient du flair à l’époque…). Mais la 20th Century Fox leur a fait un petit chantage. Pour leur permettre de projeter un autre film très attendu cet été-là (j’ai vérifié sur Google, c’était l’adaptation du livre De l’autre côté de minuit, enchanté), il fallait qu’ils diffusent Star Wars. Vous connaissez la suite. Le film fait un carton dans la trentaine de salles où il est diffusé, et de plus en plus de cinémas s’en arrachent la projection. Bien joué, la Fox. Quarante ans après, la magie est toujours là…

POURQUOI C’EST BIEN ?

Evidemment, dans un premier temps, l’originalité. Dès ce premier opus, George Lucas nous met face à un univers riche, tant visuellement qu’historiquement, et même s’il a pioché des influences dans d’autres œuvres, Star Wars ne ressemble à rien d’autre. C’est ce côté singulier qui a sans doute attiré de nombreux curieux dans les salles obscures à l’époque.

Niveau personnages, c’est une myriade de héros et d’antagonistes que l’on adopte dès les premières minutes du film. Les droïdes attachants C-3PO et R2-D2. La combative princesse Leia, qui n’est pas seulement la demoiselle en détresse du film, mais est un véritable atout dans son propre sauvetage. Le redoutable Dark Vador, qui apparait en tout et pour tout douze minutes dans le film. Mais sa seule présence suffit à en faire un personnage culte. Le rêveur Luke Skywalker, aspirant à plus que son destin tout tracé de fermier. Le sage Ben Kenobi, son mentor dans sa quête. Sans oublier le charismatique Han Solo et son fidèle co-pilote Chewbacca. Bref, chaque personnage a sa place et devient aussi indispensable que culte.

Il n’y a qu’à voir…

Même la plupart des personnes n’ayant jamais vu un seul film Star Wars de leur vie seront capables d’identifier que les personnages principaux en question proviennent de la saga.

Les personnages secondaires ne sont pas en reste et contribuent à parfaire l’univers vaste qui se déroule à l’écran : le Grand Moff Tarkin, diabolique à souhait (Carrie Fisher racontait qu’elle avait du mal à jouer les scènes où Leia est terrorisée par Tarkin, tant Peter Cushing était un amour en dehors de son rôle), les stormtroopers (l’armure blanche contrastant avec le noir de Dark Vador est un choix extrêmement judicieux), les différents individus peuplant Tatooine, que ce soit les Jawas ou nombreuses espèces de la Cantina, tout est fait pour offrir un univers riche visuellement.

Quant aux accessoires, du sabre-laser aux vaisseaux, là encore, l’originalité est de mise, même avec des inspirations extérieures : le design du Faucon Millenium est assez inédit pour un vaisseau spatial, ce qui tend forcément à en faire un vaisseau culte. L’Etoile de la Mort, station de combat de la taille d’une lune pouvant détruire une planète entière, est une idée remarquable, et tous les accessoires et vaisseaux sont pensés pour être indissociables de l’univers starwarsien.

LES POINTS NEGATIFS 

Ben oui, comme toute œuvre de manière générale, il ne peut pas y avoir que du positif, rien n’est parfait ! Mais alors, que pourrait-on trouver à redire sur le sacrosaint tout premier film de la saga ? Rassurez-vous, pas grand-chose, et ce qui est amusant, c’est que Rogue One, avec quarante ans de retard, s’est chargé de régler quelques soucis de scénario. Bravo.

Niveau scénario, donc, forcément, pendant un long moment, on a eu du mal à croire que l’Empire ait pu bâtir une station spatiale aussi élaborée en faisant pourtant la grossière erreur de mettre une trappe qui fait que si on tape dedans, tout le machin explose. Et ça a été un sujet de moquerie pendant près de quarante ans… jusqu’à ce que Rogue One fixe ça avec une explication cohérente qui tient la route (Galen Erso, tu déchires, tape-m’en cinq). Problème réglé.

Gentils gentils, méchants méchants…

On peut aussi regretter ce clivage un peu trop facile des gentils versus les méchants, avec les gentils tout blancs, tout mignons, tout gentils, et les méchants tout sombres, tout violents, tout méchants… jusqu’à ce que Rogue One fixe tout ça en montrant des Rebelles pas irréprochables, avec notamment Cassian Andor expliquant que la plupart d’entre eux ont fait des actions dont ils ne sont pas fiers pour la Rébellion, tels des assassinats ou de l’espionnage, et des hauts dirigeants de l’Empire pas foncièrement méchants. Plus je vois le film, plus j’ai de la compassion pour Orson Krennic.

Ok, il fait abattre froidement la mère de Jyn et les scientifiques d’Eadu. Mais si on regarde bien, on se rend compte qu’il n’est pas méchant juste pour le plaisir d’être méchant. C’est simplement quelqu’un qui tient avant tout à son travail. Qui a voué son existence entière à ça, et qui tient à ce que celui-ci soit reconnu par ses supérieurs (sa scène finale, où on voit l’éclat de l’Etoile de la Mort se refléter dans ses yeux, est dingue de symbolisme : l’œuvre pour laquelle il a donné sa vie va littéralement causer sa perte). Bon, j’ai digressé un peu sur Rogue One. Mais il faut dire que les deux films sont quand même très liés.

LE CAS DE L’EDITION SPECIALE

Bon, alors, je vais peut-être encore me faire taper par les fans purs et durs (mais après mes articles sur la Prélogie et la défense de l’Episode VII, je crois que vous commencez à comprendre que ça ne me dérange pas quand il s’agit de défendre ma saga préférée). Mais je n’ai jamais eu de problème avec le fait de faire des éditions spéciales remasterisées et remaniées. J’ai pu voir l’édition cinéma incluse dans la ressortie DVD de 2006 (qui est en réalité l’édition de 1993 et non de 1977), afin d’avoir une base de comparaison. Et franchement, ce n’est pas si mal d’avoir une édition retravaillée, modernisée, avec même des scènes rajoutées.

Je n’ai jamais vraiment compris pourquoi ces éditions étaient si décriées. Forcément, ça reste intéressant de voir le film dans sa première version. Mais faire en sorte que la trilogie d’origine soit cohérente avec la Prélogie, rajouter des effets permettant aux films de mieux vieillir, je ne trouve pas que ça soit du blasphème. C’est mon avis.

CONCLUSION

Ce qui est excellent avec ce tout premier film Star Wars, c’est qu’il est construit de manière à pouvoir à la fois avoir un film construit de bout en bout (début / milieu / fin de l’histoire). Mais également de manière à pouvoir introduire une suite. On peut se dire en le voyant que le film se suffit à lui-même. Mais en même temps, on a envie de retrouver les personnages pour d’autres aventures. Heureusement, ce sera le cas…

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